Les Fées de l’Art

la guérison par le Mouvement Sacré

Essoufflée par cette course folle, j’arrive dans la forêt inondable, pas très inondée néanmoins après plusieurs jours sans pluie.
J’ai perdu la trace du lutin farceur, mais je me sens soulevée par le mouvement de mes idées ; ce sont les Fées de l’Art.
Facétieuses, ingénieuses et rayonnantes, elles virevoltent en spirale autour du chêne avoisinant.
Scintillantes, elles prennent leur inspiration dans la sève qui monte le long de ses rameaux.
Regorgées d’idées nouvelles, elles viennent tirer ma jupe, tel un enfant supplie sa mère, pour que je m’éveille à cet épanouissement printanier.

Et hop ! J’en attrape une en plein vol.

Pas sûre d’arriver à destination car une autre déjà se présente ; plus grande, plus belle et plus colorée. Celle-là me fait rêver, danser, sourire et même voler !
Cette idée-là est tout simplement grandiose, magique, féerique, fantasmagorique !
Pétillante, elle fait bouger mes dix doigts.
Et j’écris, je peins, je crée.

Tout mon corps est en éveil sous l’impulsion de chaque inspiration. Tout mon corps suit le mouvement
Le mouvement de mes idées qui ne s’arrêtent jamais.